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Le socialisme et la mort : un idéal refoulé

Vendredi 1 septembre 2017

Carte de tarot représentant la mortIl y a des débats sociétaux qui reviennent régulièrement sur le tapis depuis cinq ans. L’avortement, « le droit de mourir dans la dignité » puisqu’il ne convient pas de dire « euthanasie », et même, indirectement, le « mariage pour tous », traitent du même « progrès » : l’Égalité diront la plupart des européens ; la mort comme objet de droit, c’est à dire comme un bien, diront les quelques privilégiés qui se souviennent de leurs classiques. La mort érigée — pour ne pas dire « vénérée » — de trois manières : un droit de « jouissance » pour la personne diminuée qui souhaite en bénéficier, un droit d’usus pour la jeune maman qui — peu importe ici la raison — ne peut assumer sa grossesse, et même un devoir pour le médecin s’occupant du malade quand ce n’est pas un quota d’avortement à respecter.

Or, la mort, observée dans la nature, se présente comme la chose à fuir par excellence ; il s’agit bien de la négation de la vie. Toute la vie consiste en une lutte contre la mort et même les animaux les plus primitifs ont un instinct de survie. Même l’abeille, qui ne fait rien d’autre que de se suicider lorsqu’elle pique, obéit à un instinct de survie : de la survie de sa colonnie dépend sa propre survie.

Alors pourquoi l’homme moderne ne défend pas coûte que coûte la vie comme le font les autres animaux ? Pourquoi ne fuit-il pas la mort plus que la souffrance ? Éh bien nombreux sont ceux qui le font ; mais ce ne sont pas ceux qui nous gouvernent.

Ceux qui nous gouvernent actuellement en France, en Europe, et un peu partout dans le monde sont socialistes. Le socialisme regroupe de nombreux courants politiques et philosophiques qui ont pour point commun la recherche de plus d’égalité entre les citoyens.
Dit comme ça, c’est séduisant ; sauf que c’est pervers.
En effet, plus d’égalité, ça commence par une égalité de traitement entre les blancs et les noirs, les homosexuels et les hétérosexuels — quitte à inventer des mots pour rendre la dialectique possible — , les musulmans et les chrétiens ( comment ça ? pas les juifs ni les bouddhistes ? ), ça continue par la volonter de gommer les différences : pas de distinctions entre les hommes : pas d’inégalité. Une race unique : pas de racisme ; une culture globale : pas d’éthnocentrisme ; pas de religion : pas de prosélytisme ( ah bon? ) etc.

Le problème, c’est que la nature est bien faite et qu’elle ne se plie pas à la dialectique socialiste. On pourrait métisser toute la planète qu’il y aura toujours un albinos pour rappeler que cette quête, même si elle part d’une bonne intention, est vaine. Oui, un albinos, c’est à dire un homme scandaleux, indigne, moqué de tous temps car il nous rappelle pour notre honte l’inégalité fondamentale : le fait même de vivre nous rend différent. « Heureusement » , cet homme là, on finira bien un jour par lui permettre de « mourir dans la dignité » , car, vous l’aurez compris, l’étape de la vie face à laquelle nous sommes tous parfaitement égaux, c’est la mort !

Certes, lorsqu’on parle d’un idéal d’égalité, il s’agit de droit, tel que précisé dans l’article I de la constitution française. Mais le socialisme, ce n’est pas simplement un ensemble de mouvements politiques ; c’est d’abord et avant tout une philosophie, une manière de penser qui, ayant comme idéal une égalité parfaite entre les individus, amène inévitablement au constat que la différence est source d’inégalité. La différence, si elle doit être accueillie et acceptée au nom de l’égalité entre les individus, n’en est pas moins une pesanteur qui empêche d’atteindre cet idéal socialiste.

Cette manière de penser empêche donc de voir la diversité de l’espèce humaine comme une richesse. C’est pourtant très clairement ce qu’elle est. Qu’est ce qui fait que la vie est plaisante ? Nous jouissons de plaisirs variés. Nous ne nous lassons pas de manger des fruits parce qu’il existe une diversité de fruits telle qu’on en redécouvre toujours le plaisir d’en manger. Si nous pouvions mélanger tous les fruits pour n’en former qu’une seule sorte, la vie serait tellement plus fade ! Il en va de même avec les rapports humains : l’immense diversité des être humains est une source continuelle d’émerveillement. Essayons d’imaginer à quel point serait fade un monde dans lequel tous auraient la même pensée. Toutes les villes seraient identiques la cuisine partout comme chez soi, le débat inutile. Vouloir gommer les différences, c’est haïr ce qui fait le fondement même d’une vie épanouissante : la diversité.

C’est donc cette diversité qu’il faut promouvoir. Chaque région devrait sauvegarder et faire vivre ce qui fait sa différence. Chaque pays devrait défendre sa culture, ses valeurs, et ses traditions. Chaque être humain devrait promouvoir la vie, non pas comme un concept, mais simplement pour ce qu’elle est : le bien à défendre absoluement face à la mort !

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