Quand Manuel Valls perd ses moyens

11 mars 2015

Aujourd’hui, l’humeur médiatique consistait à tourner en boucle les images et commentaires du drame des hélicoptères de « Dropped »[1]. J’écoutais France Info ce matin et il y avait l’interview de ce monsieur qui a été repoussé du métro par des hooligans britaniques[2] le mois dernier, suivit d’une émission entièrement consacrée à expliquer pourquoi Marine Le Pen est un danger pour la France…

…Là j’ai mon détecteur de fumée qui sonne!

Pas celui que j’ai collé au plafond, non, mais celui que j’ai dans la tête et qui me protège un petit peu de l’enfumage médiatique!
En y réflechissant un peu, cet écran de fumée pourrait tout à fait cacher ceci :

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Qu’y voit-on?
C’est très simple : une jolie jeune femme de 25 ans arborant son plus beau sourire pour rentrer vigoureusement dans le lard de notre premier ministre qui, faible et fragile, encaisse ça moralement, politiquement et, comble du ridicule pour un homme de son rang, physiquement!
Je ne suis pas psychiatre pour en juger mais il faut quand même reconnaitre que l’attitude de Manuel Valls dans cette vidéo ressemble étrangement à ce que l’on nomme une névrose hystérique!

Pourquoi un enfumage maintenant? Éh bien, je suppose, parce que madame Maréchal-Le Pen a posté cette vidéo hier sur Youtube et qu’elle est en train de faire le buzz sur les réseaux sociaux!

Voyons cela de plus près.
Nous sommes à l’Assemblée nationale, le mardi 3 mars 2015. La parole est donnée à Marion Maréchal-Le Pen (ladite jolie jeune femme). Claude Bartolone qui préside cette assemblée semble très serein et l’ambiance paraît — pour une fois — silencieuse dans l’hémicycle ; mais on peut entendre des cris de désapprobation dès qu’il prononce le nom de la députée. Que voulez-vous, c’est cela la démocratie chez les socialistes! Notre bourreau ministériel se présente alors debout entre deux rangées, presqu’au sommet de l’hémicycle, là où se trouve le micro, l’air déterminé mais détendue. Elle prend son texte à deux mains un peu comme on prend le volant d’une voiture : c’est elle qui tient les rênes! Elle donne alors la leçon à Manuel Valls avec méthode et une diction impeccable, utilisant le mot « crétin » comme l’a fait Michel Onfray[3] et citant du Montesquieu. On ne voit pas ses jambes mais on devine, au mouvement des épaules, qu’elle change d’appui entre deux assauts tel un boxeur qui, à peine le coup donné, arme le suivant. Pendant tout son discours, on entend des cris dans l’assemblée et maître Bartolone jouant du maillet d’un air désabusé. Il est très difficile d’entendre ce que crient les députés adverses mais je crois comprendre « ta gueule! » (sic), ou bien encore « vos gueules! » (sic) à plusieurs reprises et avec des voix différentes, pas vous?

Toujours est-il qu’arrive le moment pour Manuel Valls de monter sur le ring ; enfin presque, car il est en bas de l’hémicycle et doit lever la tête pour répondre à son détracteur. il se lève, chancelant tel un homme venant de se prendre un « uppercut » d’un adversaire plus fort que lui, essayant gauchement d’avoir l’air calme et posé ; mais on voit bien les nombreux signes de nervosités qui l’animent : il a le visage rouge, cligne des yeux nerveusement ; il a les bras plaqués contre ses côtes et se tient les mains : il est grièvement blessé moralement et adopte une attitude de replis, d’auto-protection. Il n’est plus ouvert vers son auditoire mais au contraire utilisant ses bras comme une armure pour se protéger d’un ennemi qui le domine. Remarquez d’ailleur qu’il ne regarde pas madame Maréchal-Le Pen en face mais se place de manière à tourner la tête, sa poitrine face à ses alliers qu’il cherche du regard à la fin de chaque phrase. La position du micro permettait pourtant qu’il se place bien face à sa principale auditrice. Il aurait pu aussi jouer du désavantage géographique pour lever ostensiblement le menton en signe de mépris. Au lieu de cela, c’est son corps qui s’exprime pour lui : il évite de lever la tête et regarde en coin telle une bête prise au piège, son corps face à ses alliers car il ne se sent pas la force de combattre mais espère secrètement du soutien.

C’est là que le combat prend une tournure extraordinaire, à 4’52″ très précisément : observez son bras gauche dont le coude est parfaitement figé depuis presque deux minutes déjà : il fait des mouvements avec ses doigts comme on le fait pour éviter un engourdissement. J’ai cru en premier visionnage qu’il tentait de dissimuler des tremblements — symptôme ordinaire d’un trop plein de haine — mais à 5’55″, il essaye de faire un geste les deux mains ensembles et on voit bien qu’il a une perte de motricité importante du bras gauche.

Je vous fais grâce de rentrer dans les détails de son discours qui dénote juste d’un profond manque de respect pour ce qu’est la démocratie : « il faut bien un camp conservateur et un camp du progrès » (!)[4] selon lui! Respect qu’il manifeste autant à l’égard des « petites gens » qui sont quand même 30% des français à qui il faut expliquer les choses puisqu’ils souhaitent voter pour le Front National!

Bref, le premier ministre, le chef de notre gouvernement, se fait dominer mentalement, politiquement, et même physiquement, par une jeune femme de 25 ans à peine, laissant derrière elle non pas une carcasse fumante — quand même pas! — mais bien un petit garçon au bord du malaise vagal ou bien en pleine crise d’hystérie ; en tout cas psychologiquement castré.

Une fois de plus j’ai honte de ceux qui nous gouvernent et j’espère au fond de mon coeur que cette vidéo ne passera pas nos frontières, même si j’ai conscience de l’urgence de montrer au plus grand nombre comment est gouverné notre pays actuellement.

Quant à Marion Maréchal-Le Pen, je ne suis pas militant FN, mais je dois tout de même saluer l’audace avec laquelle elle met le doigt dans l’engrenage, perturbant avec une grande efficacité le système maçonnique que les militants de son parti appellent « UMPS ». Ce faisant, elle se montre en chef, solide, qui ne faiblit pas face à l’adversité mais qui est conscient des réalités de son pays et c’est bien de cela dont à besoin la France! Il nous faudrait un vrai chef qui réparerait les bêtises des grands garçons utopistes qui ont précédé en s’appuyant sur du concret plutôt que sur un idéalisme usé et nous permettrait enfin de relever la tête et de respirer un bon coup!
Bravo madame!

Clément Adelin

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1 : lemonde.fr

2 : francetvinfo.fr

3 : europe1.fr

4 : Si vous ne comprenez pas pourquoi c’est méprisant, je vous invite à relire L’éloge maçonnique III qui traite de l’idéologie maçonnique.

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